Société

Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 00:53
Désolée pour le blog en friche de ces derniers jours...
MAIS Selda va revenir, Selda revient toujours ;o)

Si tout va bien, le rituel des stats demain et les prochains billets pour les jours suivants.
En plus, il y a de quoi faire !

En attendant Voleurs de foule avec Denis Robert et Les Luxembourgeois
Assez inaudible mais intéressant à écouter.

Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 21:57
logoamf.gif L’Association des Maires de France (AMF) a demandé à l’institut CSA de réaliser un sondage sur les attentes des citoyens à l’égard de leur maire. Différents thèmes ont été abordés et en particulier la ruralité, la démocratie représentative et la participation des citoyens, l’intercommunalité, l’impôt local et le développement durable.


La ruralité
Si la vie dans une commune rurale est principalement associée à une vision positive notamment par son environnement de qualité (44%) et sa convivialité (33%), les difficultés pour trouver un emploi (33%) et l’insuffisance de commerces et de services publics (32%) viennent troubler cette image idyllique.

Les jeunes de moins de 30 ans craignent davantage l’isolement, tandis que les personnes de 50 ans et plus associent un niveau de sécurité élevé à la vie à la campagne. Les personnes habitant une commune rurale se plaignent plus souvent du manque de services publics et de commerces.

Malgré quelques idées négatives quant à la vie en milieu rural, 68% des Français affirment préférer vivre à la campagne, en particulier, les 30-49 ans (75%). Le cadre de vie est la raison la plus invoquée (55%) quant au choix des personnes ayant opté pour une vie à la campagne.

Les priorités des maires de communes rurales
ruralite.jpg 61% des Français pensent que la priorité devrait être d’attirer ou de maintenir des services de proximité, et 56% de préserver l’environnement et la qualité de vie. Les jeunes sont plus sensibles au développement des activités de loisirs.

Les deux principaux services publics jugés essentiels à la vie d’une commune rurale sont l’école (67%) et l’hôpital à moins de 50 kms (61%). Les personnes âgées privilégient le bureau de poste.

51% des Français pensent que le développement des communes rurales devrait être une préoccupation prioritaire des pouvoirs publics, et en particulier pour les personnes résidant dans une commune de moins de 2 000 habitants.


Démocratie représentative et participation des citoyens

83% des personnes interrogées ont utilisé spontanément des expressions ou des phrases positives pour évoquer leur maire. Il est le « responsable de la ville, le gérant de la commune » pour 24% d’entre eux.

Pour 64% des Français, le maire est l’élu local le plus à l’écoute de leurs préoccupations, loin devant le conseiller général (11%) et le député (8%).

Les administrés ont le sentiment d’être bien informés de l’action du maire et du conseil municipal (73%), quelle que soit la taille de leur commune de résidence.

Par contre, ils pensent avoir peu d’influence sur les décisions prises par leurs élus. 26% pensent pouvoir influer au niveau de la commune, 18% au niveau national et 15% au niveau du département et de la région. Les jeunes sont plus optimistes et pensent pouvoir influencer les décideurs au niveau de la commune pour 35% d’entre eux.

C’est pourquoi les citoyens souhaiteraient être associés davantage aux décisions politiques à travers des consultations plus fréquentes (72%), des conseils de quartiers (65%), des débats publics (63%) mais aussi via les nouvelles technologies et Internet (60%).

Ils aimeraient être associés aux décisions concernant aussi bien les grands projets d’aménagement locaux (91%), la gestion territoriale de proximité (88%) que les orientations générales de la politique de la commune, comme les impôts ou les services publics (85%).

Dans ce cadre, 70% des répondants considèrent que les associations sont une chance, parce qu’elles les représentent utilement (42%) et sont compétentes (28%). Elles sont majoritairement plébiscitées par les femmes principalement pour la démocratie représentative (72%).

Si 37% des personnes interrogées considèrent que le développement des pratiques de démocratie participative correspond à « une nouvelle façon de gouverner au plus près des préoccupations des citoyens », 28% estiment qu’elles prennent surtout la forme « d’opérations de communication ». À cet égard, les hommes, les membres des catégories supérieures, les salariés du secteur privé et les diplômés supérieurs se montrent les plus sceptiques.


Le citoyen dans l’intercommunalité

intercommunalite.jpg Force est de constater que les Français ne se sont pas approprié la structure intercommunale. 24% des sondés ont choisi de ne pas répondre à la question concernant l’appartenance de leur commune à une structure, sans doute ne connaissant pas la réponse. 41% des jeunes de moins de 30 ans n’ont pas su répondre.

Parmi ceux connaissant la réponse et dont la commune appartient à une structure intercommunale, 46% connaissent le nom du président. Mais 85% d’entre eux se sentent avant tout habitant de leur commune.

Si les citoyens ont le sentiment d’être bien informés au niveau communal, seulement la moitié des Français pensent être bien informés au niveau de la communauté de communes, communauté d’agglomérations ou communauté urbaine.


L’impôt local
87% des Français souhaiteraient être plus informés sur la façon dont sont utilisés leurs impôts locaux, 86% sur la manière dont il est calculé, et 83% sur la répartition des différents impôts entre les différentes collectivités.

Si une réforme de la fiscalité locale était mise en place, près de la moitié des Français (46%) souhaiterait voir adopter comme axe prioritaire « une plus grande équité entre les citoyens », plus fortement chez les jeunes.

73% des personnes interrogées se disent favorables à une meilleure prise en compte du niveau de revenu dans le calcul de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. 83% des Français se disent d’accord pour attribuer à des communes plus pauvres une partie des ressources des communes les plus favorisées.


Le développement durable
Seuls 42% de la population française déclarent avoir une idée précise de ce qu’est le développement durable. Une fois le terme défini, 89% des Français considèrent que le développement durable devrait être une préoccupation prioritaire ou importante des politiques publiques.

Le développement durable est une préoccupation qui concerne aussi bien l’élu que le citoyen. Les citoyens se placent d’ailleurs en première place (34%) pour mettre en œuvre le développement durable, puis c’est la commune (27%) qui bénéficie de la confiance des Français.
 
Pour 66% de la population, l’application du développement durable passe essentiellement par le changement des pratiques sans que cela engendre des coûts supplémentaires.

Ils attendent que le maire promeuve le recours aux énergies renouvelables (33%), informe et sensibilise régulièrement la population sur la qualité de l’eau et de l’air (31%) ou économise les ressources naturelles (30%). Les brochures de bonnes pratiques doivent être largement et prioritairement diffusées aux citoyens pour un Français sur 4.

65% des personnes interrogées se disent prêts à utiliser davantage les transports en commun ou alternatifs à la voiture, 12% déclarent déjà le faire. 63% sont prêts à procéder à des modifications de leur habitat pour favoriser les économies d’énergies. Les femmes sont plus sensibles au tri sélectif parmi les 46% des Français se déclarant trier leurs déchets.
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /2007 00:27
Pour clore cette journée internationale des droits de l’enfant, une enquête demandée par l’UNICEF a été publiée par TNS Sofres portant sur l’opinion des Français concernant les Droits des enfants et l’image des jeunes. Une première enquête avait été menée en 1999, un regard croisé est possible et définit l’évolution de ces opinions.

Les Droits des enfants dans le monde
14% des Français adultes pensent que les droits de l’enfant dans le monde sont moins bien respectés qu’il y a 10 ans, soit 3 points de plus que lors de la première enquête. 38% pensent au contraire qu’ils sont mieux respectés.

Le regard des jeunes (15-18 ans) est plus optimiste, 58% d’entre eux pensent qu’ils sont mieux respectés. Ce sont les personnes les plus âgées, 65 ans et plus, qui ont une vision la plus négative.

scolarisation.jpg Pour les adultes, les droits les plus importants à faire respecter sont le droit d'être protégé contre la violence et l'exploitation sexuelle (85%), le droit d'avoir suffisamment à manger pour vivre (78%) et le droit de pouvoir aller à l’école (64%). Les priorités ont changé comparé à la première enquête, où venaient en tête ; l’alimentation, la sécurité et la santé.

Il est intéressant de voir que pour les jeunes, la priorité est la scolarisation (85%), puis l’alimentation et enfin la sécurité. Le même tiercé que les adultes mais dans un ordre différent.


Perception de la situation des enfants et des jeunes en France
Les adultes pensent qu’il est répandu que les enfants ne puissent partir en vacances (74%), se fassent racketter (71%) et subissent des violences sexuelles (55%).

Les jeunes voient les deux premières situations de la même manière mais avec un pourcentage plus faible (65% et 62%), mais ont mis le manque d’argent pour aller à la cantine en troisième position (47%).

Les jeunes sont globalement plus positifs que les adultes sur leur propre situation, sauf sur le regard que porte la société sur eux. Les adultes sont par contre très pessimistes sur leur perspective d’avenir.


unicef-ECOUTONS-LES-ENFANTS.jpg Instances de prise en compte de l’avis et des droits des enfants
19% des adultes, soit 7 points de plus qu’il y a 8 ans, pensent que les adultes écoutent et prennent en compte l’avis des enfants trop souvent. 48% pas assez souvent contre 50% pour les jeunes.

Les adultes semblent penser que le Défenseur des enfants, médiateur qui suggère ou modifie des lois, est utile (81%), tout comme les jeunes pour 84% d’entre eux, même si ces derniers relativisent plus son rôle.

34% des adultes et 25% des jeunes ont entendu parler de la Convention internationale des Droits de l’enfant.


Réalisée en octobre 2007, cette enquête montre que les faits-divers relayés par les media jouent énormément sur l’avis de la population adulte qui a un regard bien plus pessimiste que les jeunes.


Et comme je m’absente quelques jours, travail oblige, je partage avec vous la chanson qui ne veut plus quitter ma tête. À écouter jusqu’au bout…

Le gros Ours – Oldelaf et Monsieur D de l’album Chansons cons

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Vous pouvez tenter d'ouvrir directement le fichier par ce lien.


Ne me remerciez pas …
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /2007 00:53
Manif de droite...


Après les fausses manifs de droite, la vraie manif de droite !
Laquelle est la plus drôle ?
 
J'ai un peu la nausée là... Je vous laisse lire l'article de Rue89
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 21:01
Deux sondages attendaient vos avis sur le blog. Le premier concernait les publicités et l’image de la femme, le second le sens de l’humour.

dolcegabbanaitalie.jpg En complément de l’article Quelle place pour les femmes dans les médias ? – Part. I , vous aviez la possibilité de voter et ainsi nous donner votre perception concernant les publicités représentées. On ne va pas dire que ce fut un grand succès, vous êtes 18 à avoir répondu, et je vous en remercie.

39% d’entre-vous, pensent que ces publicités sont choquantes et/ou attentatoires à la dignité de la femme, contre 28% qui ne le pensent pas du tout. Ce qui nous donne une différence de 2 votes.

Mais vous êtes également 28% à penser que si toutes ces publicités ne sont pas choquantes, certaines le sont, et pour une personne juste une seule.

Globalement, nous pouvons donc en conclure que ces publicités dérangent, qu’elles sont mal perçues ou tout simplement rationalisées elles deviennent d’autant plus choquantes. J’ai eu un retour d’une personne qui pubvote.gif me notifiait que si je ne l’avais pas suggéré, au premier coup d’œil, avec la manière habituelle de regarder les publicités, celles-ci n’avaient absolument rien de choquant, sauf peut-être celle qui est en illustration.

18 personnes c’est très peu, et en même temps ce n’est pas si mal. Je ne sais quel regard réel y porter, d’autant que l’article mis sur Agoravox a suscité une vive discussion et drainé quelques personnes. Au prochain rapport de La Meute, j’essaierai à nouveau, peut-être qu’à ce moment-là je serai plus en phase avec son analyse. Qui sait ?



pierrefeuilleciseaux.jpg Ensuite j’ai voulu tester votre sens de l’humour. Ce n’est pas tant votre humour que de vérifier la célèbre phrase du non moins célèbre et regretté Pierre Desproges « On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui. »

A la question Amusant ou de mauvais goût ? vous avez été 30 personnes à bien vouloir répondre.

60% ont trouvé cette image de Tremechan plutôt amusante et donc 40% de mauvais goût.
humourvote.gif
J’avoue être assez étonnée de voir autant de votes négatifs. Si certains percevant mal cet humour voulaient bien nous expliquer leur point de vue...
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 21:53
Il ne vous fera pas le dîner et ne vous frottera pas les pieds par grand froid, mais pour près d’un Américain sur quatre, Internet peut servir de substitut à un partenaire amoureux. C’est ce que nous révèle la nouvelle enquête de Zogby International et 463 Communications.

internetlove.jpg Sans surprise, c’est parmi les célibataires que cette assertion obtient le plus grand pourcentage. Pour 31% d’entre eux, Internet peut donc se substituer à un partenaire amoureux. Pas de différence entre hommes et femmes.

L’enquête s’est intéressée au rôle que joue Internet dans la vie des gens et si le gouvernement pouvait jouer un rôle dans sa régulation. 9743 adultes sur l’ensemble du territoire américain ont répondu à cette enquête menée début octobre.

Identité numérique
Plus d’un Américain sur quatre a un profil sur un site communautaire, tel que MySpace ou Facebook. C’est devenu presque obligatoire chez les 18-24 ans, avec un résultat de 78%. Mais peu de personnes pensent que cela joue un grand rôle dans leur identité en tant que personne. Seulement 14% pensent qu’Internet est une part importante de ce qu’ils considèrent comme étant leur identité. 68% ont répondu que leur identité numérique n’était pas réellement qui ils étaient.

Implanter Internet dans le cerveau
S’ils aiment Internet, ils ne sont pas encore prêts à se le faire implanter dans le cerveau. 11% ont répondu qu’ils aimeraient se faire implanter en toute sécurité un dispositif dans le cerveau leur permettant d’accéder à Internet par l’esprit. Les hommes (17%) étaient plus intéressés que les femmes (7%).

Internet et Dieu

Peu d’Américains pensent qu’Internet influe sur leur spiritualité. 10% affirment qu’Internet les rend plus près de Dieu, tandis que 6% pensent que cela les en éloigne.

Contrôle des vidéos sur Internet par le gouvernement

Plus de la moitié des Américains pensent que le gouvernement devrait d’une manière ou d’une autre contrôler la diffusion des vidéos sur Internet. Seulement 36% des sondés pensent que ce serait anticonstitutionnel.

Plus les sondés sont âgés plus ils acceptent et encouragent les restrictions gouvernementales.

Certains voient Internet comme leur nouveau meilleur ami, d’autres comme un outil de plus en plus puissant qui peut « infecter » la jeunesse avec des images et des pensées dangereuses, c’est pourquoi il doit être contrôlé.

Une puce pour les enfants
S’ils ne veulent pas se faire implanter Internet, ils seraient plutôt d’accord pour que l’on implante une puce aux enfants de moins de 13 ans, afin de les retrouver lorsqu’ils sont perdus, enlevés ou juste lorsqu’ils ont la fâcheuse habitude de ne pas être là où ils devraient être. Près d’un Américain sur cinq disent qu’ils traqueront ainsi les déplacements de leurs enfants. Aucune différence entre ceux qui sont déjà parents d’un jeune enfant et ceux qui n’en ont pas.

iPhone pas si sexy
Malgré un lancement tout dans l’exagération et l’adoration de ses plus grands fans, les gens continuent à penser que les personnes sont plus attrayantes. A la question qui ou qu’est-ce qui est le plus sexy, une large majorité ont répondu que l’iPhone (6%) ne les faisait pas autant vibrer que Halle Berry (27%), Scarlett Johansson (17%) ou Patrick Dempsey (14%).

Le nom
S’ils sont bien documentés sur le vol d’identité, beaucoup d’Américains sont prêt à vendre leur nom. Pour 100 000$, un Américain sur cinq serait d’accord pour céder son nom et en changer. 34% des 18-24 ans sont prêt à accepter une telle offre.
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /2007 20:55
Plusieurs études sur le comportement des américains ont été menées. Plus particulièrement en ce qui concerne l’usage d’Internet et de la téléphonie mobile. Américains, me direz-vous. Oui, mais n’oublions pas qu’ils sont souvent précurseurs dans un type de comportement qui fatalement arrivera chez nous. Nous pouvons déjà voir les prémices en France. Certains pourront se reconnaître dans certains de ces comportements spécifiques, d’autres feraient bien de se méfier…


internet-surf.jpg Commençons par l’étude de JWT sur un panel de 1011 Américains âgés de plus de 18 ans. Menée début septembre, l’enquête a été faite en ligne, l’échantillon comportait près de 42% d’hommes et donc 58% de femmes.

Les téléphones portables et Internet occupent une part importante dans la vie des Américains, à tel point que lorsqu’on leur demande combien de temps ils pourraient tenir sans accès à Internet 15% répondent pendant un jour voire moins, 21% deux jours, 19% quelques jours et une personne sur cinq pourrait tenir une semaine. 59% des hommes et 50% des femmes ne pourraient pas tenir plus de quelques jours, et l’âge n’apporte aucune variation significative.

 
Si je ne peux accéder à Internet dès que je le veux,
j’ai l’impression qu’il manque quelque chose d’important
 

En général
28% des sondés admettent passer moins de temps dans les relations sociales en face à face à cause du temps passé en ligne ou de l’utilisation de leur gadget (téléphonie, lecteur mp3, console de jeux…).

20% accordent moins de temps aux relations sexuelles.

Dans l’ordre, les Américains ne peuvent se passer d’Internet, de leur téléphone portable et de la télévision. 60% des hommes et 58% des femmes, plus marqué chez les jeunes, s’accordent à dire :

La technologie digitale influence en grande partie la manière dont je vis


Usage d’Internet
Près des ¾ des personnes sondées affirment faire leurs achats différemment. Pour 73% des Américains, Internet a changé leur manière de faire leurs achats, passant de plus en plus du offline au online.

L’activité la plus répandue est la recherche basique, Les moteurs de recherche les plus utilisés sont Google et Yahoo. Vient ensuite l’utilisation de l’email, très près derrière la recherche. Pour la plupart, la consultation de leur boîte se fait sur un seul ordinateur. Mais les adresses portables telles que Hotmail ou Gmail sont également très utilisées et consultables sur n’importe quel ordinateur. Ce sont les plus jeunes qui les utilisent le plus fréquemment.

Les sites de social networking tels que Facebook ou MySpace n’ont pas forcément la cote chez les Américains. Ils arrivent en 7e position derrière les sites proposant des pages « tout-en-un » tels que MyYahoo ou iGoogle, les sites/communautés spécialisés répondant aux intérêts personnels (sport, musique, photographie, technologie…) et les journaux ou magazine en ligne.


Les jeux et la musique

Étonnamment, ce sont les femmes qui possèdent plus fréquemment une console de jeu, 44% contre 39% pour les hommes, et ce sont généralement des personnes de moins de 35 ans.

34% des personnes interrogées ont un iPod ou autre lecteur de musique personnel. Ce sont massivement les jeunes avec 49% de possesseurs de lecteur audio contre 15% pour les plus de 55 ans.


L’addiction à l’email
email.jpg C’est une étude portant sur 4000 personnes âgées de plus de 13 ans et réparties sur tout le territoire qui nous révèle que les Américains sont plus que jamais accrocs à l’email.

25% d’entre eux avouent apporter leur email jusque dans leur lit, que ce soit sous la forme d’un laptop (ordinateur portable) ou d’un téléphone portable avec un accès aux emails. Avant de s’endormir, ils s’assurent de ne pas avoir reçu un dernier email, et parfois s’endorment avec leur portable dans la main…

Quoi qu’il en soit, le matériel est posé à côté du lit pour 43% d’entre eux, souvent allumé, pour être informé, même au milieu de la nuit, de l’arrivée d’un nouvel email.

59% des Américains lisent leur email dès leur arrivée.

Le plus surprenant concernant cette addiction est peut-être le lieu où sont lus et écrits ces différents emails.

12% des personnes interrogent leur messagerie à l’église

37% pendant qu’ils conduisent

53% dans leur salle de bains.


C'est aussi pourquoi Internet devient le media incontournable des campagnes plurimedia. Un article chez jef.



Et vous ? Êtes-vous Internet addict ? Je le suis, si ça peut en rassurer certains. Même si, paradoxalement, j’ai une sainte horreur du virtuel quand il n’a pas lieu d’être. Mais certains comportements révélés par cette enquête m’inquiètent un peu. Comme privilégier Internet aux relations en face à face, avec des vraies personnes en chair et en os. Et pourtant, j'aime pas les gens... J’en connais qui sont déjà atteints et refusent de l’admettre. Ou plus effrayant encore, mettre au second plan les relations sexuelles pour pouvoir surfer ou jouer… Ce n’est pas tant la relation en elle-même, mais tout ce qui va avec.
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /2007 00:50
La Fondation pour l’Innovation Politique a publié un document de travail intitulé « Mesurer le bonheur : des indicateurs pertinents pour la France ? ». La richesse monétaire semble ne pas être essentielle au bien-être de la population. Au cœur des réflexions de l’OCDE, le progrès rime avec bien-être et prend en compte les aspects économiques, mais aussi sociaux et environnementaux.


fondapol Jusqu’ici le bonheur était mesuré avec des critères comme le PIB. Or, l’argent ne fait pas le bonheur… Pourtant nous voulons toujours plus de richesses, que nous obtenons au fil du temps sans que nous soyons pour autant plus heureux. Ni même la santé n’améliore notre degré de bonheur selon les différents sondages menés aussi bien aux Etats-Unis qu’au Japon ou encore en Europe.

L’évaluation du bonheur n’est pas qu’une interrogation philosophique ou sociale, elle est également économique. Car le bonheur joue sur la croissance, nous dit Raphaël Wintrebert auteur du document de travail.

L’étude de Diener & Suh indique que les personnes heureuses contribuent mieux à la prospérité d’un pays, Kenny estime même que l’impact du bonheur sur la prospérité économique est plus prononcé que celui de la croissance économique sur le bonheur. Les personnes heureuses sont en général plus créatives, plus entreprenantes dans les relations interpersonnelles, plus aptes à gérer des situations difficiles, plus aimables, plus altruistes, plus à l’aise dans les prises de décision. L’argent ne fait pas le bonheur, mais le bonheur semble faire l’argent…

La réflexion sur le bonheur devient l’objet de recherche de Daniel Kahneman et Alan Krueger, prix Nobel d’économie en 2002, qui ont l’ambition de créer un indice du « Bonheur Intérieur Brut » (BIB). En France, cette idée trouve un écho politique. Désormais, des indicateurs de progrès durable, lié au bonheur, se mettent en place.

Pourtant l’idée de mesurer le bien-être de la population n’est pas nouvelle. Au début des années 1970, deux économistes américains proposent une mesure du bien-être économique (Measure of Economic Welfare, MEW), élaborée à partir du PNB. Ils proposent de classer la consommation en positif tout ce qui est censé améliorer le bien-être et en négatif tout ce qui le minore. Les Japonais ont également élaboré une telle mesure (Net National Welfare).

En 1990, l’ONU met en place l’indice de développement humain (IDH) pour mieux prendre en compte les multiples éléments disparates qui participent à l’épanouissement de la personne aux différents âges de la vie. Or l’IDH limite son champ d’investigation à trois critères : la longévité (santé), l’éducation et le niveau de vie.

En France, nous avons le Centre d’Etudes et de Recherche sur l’Economie du Bien-Être (CEREBE), les premières Données sociales de l’INSEE (1973), la mise en place par l’OCDE d’une liste d’indicateurs sociaux destinée à mesurer la qualité de la vie (1981) régulièrement actualisée.

Cependant, tous ces outils peinent à donner une vue synthétique de la situation d’un pays et ne permettent pas la comparaison internationale. Aucun consensus n’ayant été trouvé, le débat s’est porté sur la pertinence de telles études, sur une notion aussi subjective que le bonheur.

Un nouveau courant de recherches, avec en tête Ruut Veenhoven, créateur de la base de données mondiale « World database of happiness », pense que « le bonheur peut être défini comme une jouissance subjective de la vie dans son ensemble. En ce sens, le bonheur n’est pas un concept illusoire. Il peut être conceptualisé et mesuré ». Le bonheur varie aussi bien à l’échelle de l’individu qu’à celle d’un pays. Les variations de la qualité de vie dans un pays joue un rôle pondérable dans la mesure du bonheur. Il n’est donc pas uniquement une affaire intime.

Deux grandes perspectives, éventuellement associées, sont développées : l’une se fonde sur des données « objectives » et vise à mesurer l’état de richesse d’un pays et le confort dont doivent logiquement bénéficier ses citoyens ; l’autre se fonde sur l’appréciation « subjective » des citoyens eux-mêmes de leur situation. Suivant l’orientation privilégiée et les critères d’évaluation retenus on obtient ainsi une multitude de données et d’indices.

Force est de constater que les résultats sont très disparates. Plus on agrège des indicateurs divers afin d’obtenir un chiffre censé exprimé le « bonheur général » de l’humanité, plus on schématise les données et plus on s’éloigne du réel. Deux problèmes majeurs se posent. La question de l’échelle d’analyse privilégiée : une évolution moyenne peut très bien être contredite par une dégradation localisée. La question des liens de causalité : pour démontrer que la mondialisation joue sur le bonheur ou le malheur mondial, il faudrait pouvoir dégager des chemins de causalité.

Si la comparaison internationale semble improbable, les différentes études permettent d’identifier des facteurs essentiels au bien-être. « Les gens sont nettement plus heureux dans les pays plus riches, sécuritaires, libres, égaux et tolérants. Ensemble, ces qualités sociales expliquent plus de 63 % de la variation du bonheur moyen ! Les améliorations dans les conditions sociétales tendent à être suivies par une augmentation du bonheur moyen ».

En France
D’une manière générale, on constate un fort contraste entre le sentiment de bonheur individuel et une crainte de plus en plus forte pour l’avenir au niveau collectif, ou encore le regard négatif que porte les Français sur leur pays.

D’après une enquête réalisée en 2004, la famille, les enfants et la santé dominent largement l’ensemble des facteurs rendant les Français heureux. C’est donc la sphère privée qui prime sur le travail ou la richesse. Cependant, il y a de grandes disparités en fonction du genre, de l’âge ou de la catégorie socioprofessionnelle.

Richesse
richesse La corrélation entre richesse et bonheur est fonction des pays. Forte dans les pays pauvres, elle est assez faible dans les pays riches. L’augmentation des aspirations contribue à rendre constant le sentiment de bonheur. À partir d’un certain niveau de revenu, le gain en bonheur lié à un revenu supplémentaire est faible.

36 % des personnes interrogées estiment que l’obstacle le plus important à leur bonheur est le revenu. Nié comme facteur de bonheur présent, l’argent est assumé comme facteur de bonheur futur...

Le pouvoir d’achat constitue depuis plusieurs années une préoccupation essentielle pour 62 % des Français d’après une enquête de mars 2007.

Liberté
En janvier 2007, 52 % des Français estimaient que des trois valeurs énoncées dans la devise républicaine, la « liberté » était la plus importante.

Mais loin de considérer que la liberté est un acquis définitif, 59 % estiment qu’elle est menacée en France. Parmi les mesures jugées les plus liberticides, on retrouve le croisement entre fichiers de données personnelles, le déremboursement des médicaments, les caméras de surveillance dans les lieux publics ou encore l’augmentation des contrôles d’identité.

Les Français hiérarchisent les différentes formes de liberté. Par ordre décroissant d’importance viennent la liberté d’expression, la liberté de déplacement, la liberté d’entreprise, la liberté de culte ou encore la liberté sexuelle.

Sûreté
Sûreté physique
Interrogés en 2006 sur leur perception de l’insécurité et placés devant une dichotomie très tranchée, près de trois Français sur cinq (57%) considèrent qu’elle est un phénomène qui ne cesse de s’aggraver, quand 39% estiment que c’est plutôt le sentiment d’insécurité qui s’accroît.

Autre dimension de la sûreté physique : la santé. Beaucoup de Français mettent en avant la qualité des soins ou la prise en charge de la fin de vie comme facteurs déterminants de leur bien-être.

Sécurité professionnelle

Toutes les études montrent que le chômage a un fort effet négatif sur le bonheur des individus. Même si la perte de revenu liée au chômage est compensée, le chômage est en soi un facteur très important de malheur (perte du lien social). Le chômage constitue la préoccupation principale des Français.

Sécurité légale
La justice est un des services publics dont les Français ont la moins bonne opinion. La confiance en la justice pourrait contribuer au sentiment de bonheur.

Solidarité
solidarite.jpg L’importance du « lien social » est soulignée par les Français : en 2007, 69 % estiment que la « fraternité » est menacée en France et 80 % pensent que l’« égalité » est menacée. Interrogés en 2004, plus de 80% des Français avaient le sentiment que les inégalités s’étaient un peu ou nettement aggravées en France au cours des années précédentes.

L’inquiétude pour ses proches ou pour l’avenir de l’ensemble de la société peut affecter profondément le sentiment de bien-être. On peut ainsi utilement identifier des dimensions pertinentes : confiance dans la famille, dans les relations amicales, participation sociale (associations bénévoles), perception de l’égalité/équité sociale (inégalité des revenus, des sexes, d’éducation), de la tolérance (acceptation de l’homosexualité, de la prostitution, d’autres cultures)…
 

La réflexion sur le bonheur va se poursuivre tant le désir de dépasser les stricts indicateurs économiques est fort. Le Canada a par exemple lancé un grand chantier en ce sens. Ses chercheurs élaborent actuellement un nouvel indice d’évaluation du développement national autour de sept domaines : le niveau de vie, la santé, l’organisation du temps, l’éducation, la vitalité communautaire, l’environnement et la gouvernance. Chacun de ces domaines comptera jusqu’à une vingtaine d’indicateurs, allant du revenu des ménages à la quantité de polluants émis dans l’atmosphère en passant par le niveau de bénévolat, le taux de décrochage scolaire, la récurrence de certaines maladies et le temps passé avec sa famille. Ces indicateurs feront certainement leur entrée en France.


Pour en savoir plus :

Fondation pour l’Innovation Politique

Banque des savoirs

Des liens intéressants donnés par Hub :

Le palmarès des grandes villes françaises

Les villes où il fait bon vivre
 
 
Soren s'est également penché sur la question - Quels sont les pays où la population se sent la plus heureuse ?

Information relayée et élargie à l'aspect politique par Farid Taha sur son blog. On peut ne pas toujours être d'accord mais la réflexion y est intéressante.
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /2007 21:38
Le sexisme est-il uniquement contre les femmes dans la publicité ? Les hommes en sortent-ils toujours glorieux, plus fort, plus intelligent, plus beau ? Restons logique jusqu’au bout, si nous devons nous insurger contre l’image de la femme dans la publicité dès qu’elle est dévêtue, alors insurgeons nous contre les stéréotypes masculins et les clichés bien placés.


Suite au précédent article, concernant l’image de la femme dans la publicité, des voix se sont élevées jusqu'à la censure (Agoravox) pour dénoncer un sexisme à outrance envers les femmes. Si certaines publicités sont en effet largement abusives, je ne me sens pas atteinte dans ma dignité, en tant que femme, et n’ai pas l’impression de voir un macho de base à chaque coin de rue prêt à surgir de nulle part pour assouvir ses pulsions incontrôlées et exacerbées par la publicité, traitant la femme comme sa chose. Il y a des combats bien plus importants pour les femmes en matière de sexisme ou de misogynie à mener qu’à s’offusquer de vouloir satisfaire les instincts primaires de ces messieurs en montrant quelque corps nu. Une hypocrisie que nous prouve de plus en plus la publicité en mettant en scène des hommes pour satisfaire, cette fois, les instincts de ces dames…

apollon J’ai pris le temps de parcourir quelques sites et blogs traitants de sujets divers et variés. Je me suis en particulier intéressée aux sites (ou blogs), tenus par des femmes, qui nous proposaient leur vision de l’homme parfait, image et description à l’appui, et traitant invariablement d’amour (de son prochain), de spiritualité (bien pensance à ne pas confondre avec l'autre spiritualité), de fleurs et des petits oiseaux dans le ciel… Pas de malentendu, je ne cherche nullement à critiquer ce type de site ou blog, mais cela sous-entend déjà un certain état d’esprit qui diffère du mien. Avons-nous alors le même concept de « l’homme parfait » ?

Ma première impression serait de dire non. Pour la femme, en général mais pas en particulier, l’homme parfait est malheureusement et invariablement gay. Une ineptie qui me laisse tuméfiée de stupeur. Non pas que les personnes gay ne puissent être « parfait » (si tant est que la perfection existe chez l’humain) pour leur partenaire, mais je m’interroge sur le concept d’une perfection ayant un défaut, et non pas des moindres pour une femme, celui de ne pas aimer (d’amour) les femmes. Mais passons…

Passons également sur les descriptions emplies de clichés éhontés sur la personnalité que devrait avoir celui qui, dans notre cœur, serait porté au firmament et assimilé comme un dieu de par sa perfection. Tant de descriptions sur sa bonté, son empathie, ses aptitudes aux tâches ménagères, sa douceur, sa sensibilité… pour finalement le rejeter ! Assurément, l’homme parfait est, pour ces femmes, un homme d’un ennui profond… Comment peut-il alors être parfait s’il nous ennuie ? Encore une fois je m’interroge sur la logique de tout cela, l’homme parfait n’est-il pas celui qui nous convient ? Celui qui pardonnera nos défauts et celui dont les défauts feront partie intégrante de la personnalité qui aura su nous séduire et nous charmer ?

Évitons de cloisonner l’homme dans un rôle bien précis que nous rejetterons par principe, la femme est d’une nature complexe pour qui ne prend pas le soin de décrypter sa personnalité (bon courage messieurs et ne faites pas l’erreur de croire que « toutes les mêmes »). Mais revenons à ces hommes que les femmes assimilent comme étant parfait.

Images à l’appui voici ce à quoi il devrait ressembler :
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Perf1.jpg Un problème messieurs ? Courrez donc vite dans une salle de gym et faites en sorte de vous muscler un peu plus qu’un minimum, car nous aimons les corps bodybuildés, entraînez-vous chaque soir devant un miroir à prendre cet air… hagard, avec ce regard… comment dire… enfin ce regard qui nous fera fondre. Soyez jeune, beau et musclé le reste importe peu.

Voici donc votre pression messieurs si vous voulez plaire aux jeunes demoiselles et même aux moins jeunes ! Bientôt nous compterons les hécatombes de ces mâles mal dans leur peau, abusant d’hormones pour se convaincre de leur virilité et pour satisfaire aux canons que les femmes ont désormais imposés.

Voyez tout de même, que la représentation du mâle dans toute sa puissance est forcément nu ou dévêtu… Messieurs, seul votre corps et votre apparence comptent. Nous l’avons vu plus haut, l’homme parfait n’intéresse pas les femmes car nullement il est question de sa beauté extérieure dans sa description. Par contre, si vous ressemblez à l’une de ces représentations…

Ne soyez pas en peine, si malheureusement vous avez quelques tendances à la perfection. Les femmes ont pensé à tout, surtout si malgré tout, vous avez quand même ce corps de rêve.

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Notez messieurs, que nous avons pensé à tout, nous. Et oui ! Nous n’avons pas besoin de vous supporter plus qu’il ne faut, et si l’on veut être un peu tranquille et nous reposer de vos éructations incessantes, il suffit de vous mettre sur off. Un petit tour de manivelle et vous voilà à nouveau à nos pieds, prêts à satisfaire le moindre de nos caprices… Vous avez, messieurs, les poupées gonflables, nous avons, nous les femmes, nos pantins d’automates… Elle n’est pas belle la vie ?


Revenons à la publicité et à l’image de l’homme…
Tout d’abord en vidéo

Lacoste Entrons plus profondément dans les clichés
Il s’agit donc d’une publicité pour un produit dédié aux hommes et s’adressant aux hommes…
Notons encore une fois, que seul votre physique compte. Et comme nous n’aimons pas spécialement les odeurs nauséabondes, si vous sentez bon…
Non seulement vous devez avoir un corps d’athlète, mais vous devez également être plutôt bien… membré ! Là je préconise de couper votre antispam et de tenter toutes les propositions de « sex enlargement »…
   
L’homme est un animal qui sent mauvais, buvant de la bière à longueur de journée et ne pensant qu’au foot. Ce qui a le don de le lobotomiser… un peu plus. L’homme ne veut pas être un homme qui ressemble à un homme ?
  Cliché contre cliché
Voici à quoi ressemble l’homme…  

Nous voyons donc, que chez les hommes de nombreux clichés sont également véhiculés par la publicité. Qu'en est-il des publicités dans la presse ou en affiches ?

Aubade et ses leçons pour homme

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Lacoste toujours dans l’esprit de la vidéo
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Dolce & Gabbana ne laisse pas les hommes en reste.
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Remington
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Ce que vous n’avez pas compris messieurs, c’est que non seulement vous devez être beau, fort, musclé et bien membré, donc imparfait, mais également imberbe !

Marithe
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N’oubliez pas non plus d’être à nos pieds…

Post-it
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Nous savons également que vous n’êtes que des animaux sans tête, c’est-à-dire sans neurone en état de marche s’il n’est pas concentré sur ce qu'il y a au fond du caleçon, mais fort heureusement vous avez des outils pour vous aider…


Je pourrai continuer encore, mais vous aurez compris que la publicité joue sur nos instincts et qu’en grande majorité ce sont les femmes qui achètent les produits pour leur homme. Voilà pourquoi ces publicistes nous offrent de plus en plus l’image d’un homme-objet tout juste bon à satisfaire les pulsions et instincts primaires des femmes.


Sortons tous des clichés, laissons-nous charmer par ces publicités qui flattent nos instincts et éveillent notre sensualité, comportons nous comme des personnes intelligentes sachant faire la différence entre un concept publicitaire et la réalité. Sinon il est clair que jamais l’homme ne rencontrera la femme et vice-versa…
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /2007 19:07
La délégation du Sénat aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes a présenté son rapport d’activité ainsi que ses travaux sur le thème « Femmes et hommes dans les médias ». Elle s’est particulièrement penchée sur l’image des femmes dans les médias et son utilisation, notamment dans la publicité et sur la place et les responsabilités occupées par les femmes dans le secteur des médias.


L’image de la femme dans les médias et plus particulièrement dans la publicité


La délégation se plaint des représentations de la femme attentatoires à sa dignité, avec des images stéréotypées des rôles des femmes et des hommes, ainsi qu’une prédilection pour une apparence physique marquée par le culte de la minceur.

Un contrôle exercé par le Bureau de vérification de la publicité (BVP)

bvp

Malgré un cadre juridique et réglementaire très strict, des manquements aux règles déontologiques de la publicité subsistent toujours dans l’utilisation de l’image de la femme. Si l’on peut noter une diminution régulière de ces manquements, le contrôle reste non exhaustif et d’efficacité variable selon le mode de diffusion.


16 manquements aux règles déontologiques ont été constatés par le BVP en 2005 (69 en 2001), tandis que 89 plaintes de consommateurs ont été déposées en 2006 (472 en 2003). On peut donc noter un ratio général de manquements constatés par le BVP très faible, de l’ordre de 0,02%.

La profession a fait un énorme effort et l’autorégulation mise en place s’avère plutôt efficace. Cependant, la délégation regrette le caractère non exhaustif du contrôle du BVP qui se porte essentiellement sur les publicités télévisées dont le contrôle est systématique.

En 2006, le BVP a procédé à une étude spécifique des publicités diffusées au plan national par voie d’affichage. Sur un total de 4.288 visuels diffusés en 2006, 8 ont été considérés comme constitutifs de manquements à la déontologie en matière d’image de la personne humaine. Certaines affiches de films ont présenté, selon le rapport d’activité du BVP, « des problèmes persistants ».

Pour la presse, le rapport d’activité de 2006 du BVP a été centré sur les services de "chat", de rencontres ou de téléchargement de logos-sonneries, secteurs présentant un nombre de visuels problématiques supérieur à la moyenne. Après analyse de plus de 800 pages de publicités parues dans des publications grand public, 50 pages ont été retenues en raison de contenus non satisfaisants au regard de l’image de la personne humaine. « Le critère de dignité était au coeur des problèmes relevés : postures dégradantes, références à des stéréotypes sexistes (les blondes), femmes et/ou hommes en tant qu’objet sexuel… ».


Des atteintes persistantes à la dignité humaine
Des associations de lutte contre la publicité sexiste dénoncent une persistance de publicités choquantes et dévalorisantes pour la femme, celles-ci étant plus insidieuses que par le passé. Elles dénoncent en particulier la résurgence du "porno-chic", soutenues par le BVP qui a noté « une amorce de retour de cette tendance mêlant pornographie-violence-soumission, apparue au début des années 2000 ».

La célèbre agence Euro RSCG explique ce phénomène par la logique très particulière et complexe de l’univers du luxe, reliée au désir ainsi qu’à une dimension sexuelle. Elle assimile le monde du luxe à un « monde de construction du désir », analysant le caractère tout à fait irrationnel de l’achat d’un objet extrêmement coûteux.

Les inquiétudes du Conseil de l’éthique publicitaire

avida.jpg Créé à la fin 2005, le Conseil de l’éthique publicitaire, présidé par Dominique Wolton et composé à parité d’experts indépendants (sociologues, philosophes, médecins…) et de professionnels, est chargé d’évaluer de manière impartiale l’activité du BVP.
Le conseil a également noté et s’inquiète du retour du "porno-chic", d’affiches de cinéma pouvant heurter le public, du recours à la représentation de "femme objet", mais aussi "d’homme objet" notamment dans la presse auto-moto.

Partageant les mêmes craintes que le Conseil, le BVP note que l’on est passé au cours des vingt dernières années d’une exigence sociale de décence à une exigence de sécurité pour les femmes. Il s’agit d’éviter qu’une publicité ne puisse être à l’origine d’un passage à l’acte violent, soulignant que c’était là une question de sécurité, et non de morale. Or, la suggestion de relations sexuelles, utilisée de façon insidieuse par certaines publicités comme argument de vente, peut à cet égard poser problème.

Les plaintes du grand public
Des publicités jugées dégradantes et vécues comme une atteinte au respect de la dignité de la personne humaine ont également été dénoncées dans le cadre de l’« espace public de débat » mis en place par le ministère de la parité.

Plus d’un millier de messages ont été enregistrés entre début février et fin 2004, dont un quart des plaignants était des hommes.

38 % des publicités critiquées le sont pour des motifs de décence (atteinte à la pudeur, hyper sexualisation de la nudité féminine...).

40 % l’ont été pour des motifs de discrimination. C’est moins la vision du corps nu qui choquait que la présentation différenciée des corps de femmes et d’hommes et les références au rapport de domination/soumission.

Enfin, 18 % des publicités critiquées l’ont été pour des problèmes de violence. Il s’agit en général de violence symbolique. Certains messages ont dénoncé la pression psychologique sur les femmes qui se sentent obligées de se conformer à un modèle dominant d’esthétisme.

Surtout, de nombreuses contributions ont souligné que la fréquente représentation par voie d’affichage de femmes dénudées ou hyper sexualisées pouvait être interprétée comme une incitation à un moindre respect des femmes, voire à la violence, notamment sexuelle, à leur égard.

Les publicités dénoncées par les associations de lutte contre la publicité sexiste

Auditionné par la délégation, le réseau « La Meute contre la publicité sexiste », dit La Meute, a mis en ligne, en mars 2007, les publicités particulièrement choquantes classées en trois catégories. Elles se sont vues attribuer le « Prix Macho » de la publicité.

La première catégorie est celle des clichés sexistes, la deuxième est caractérisée par l’utilisation de la nudité et de la sexualité sans aucun rapport avec le produit, la troisième catégorie utilise les thèmes de la violence, de la prostitution et de la pornographie.

Prix Macho 2007 décernés par La Meute


Cliché sexiste
scrabble.jpg « Au scrabble, tout est possible »


Commentaire de La Meute : De belles jeunes femmes sont montrées comme des rivales haineuses et violentes. Prêtes à blesser, à tuer pour l'emporter sur l'autre, à un jeu de société !

Nudité ou sexualité sans rapport avec le produit
virgin.jpg virgin2.jpg
Commentaire de La Meute : Prétendre nous vendre des livres et des disques avec une femme nue dans la neige, c'est d'abord nous inquiéter : elle va prendre froid, la pauvre !
C'est se moquer du monde : nous ne vivons pas tous dans un camp de nudistes, et nous ne faisons pas toutes nos courses à poil.
C'est surtout une façon d'offrir aux voyeurs matière à se rincer l'œil. Encore des publicitaires flemmards qui ont recyclé la vieille recette : « voir femme nue = homme saliver = homme passer à la caisse ».

Sexualité sans rapport avec le produit
Commentaire de La Meute : Pour vanter le volume d'un coffre de voiture, on montre des jouets dans une mise en scène sexuelle.
Transformer un bon gros nounours en un souleveur de robes, c'est laisser ce symbole asexué d'enfance être gagné par la sexualité déjà fortement accentuée de la poupée Barbie.

Quelle hypocrisie de montrer une famille traditionnelle, deux parents, deux enfants, où masculin et féminin sont bien séparés (grand espace entre le conducteur et la passagère, un siège vide entre le garçon et la fille), mais dont les jouets dans le coffre s'apprêtent à copuler !
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Violences
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Commentaire de La Meute : Notre capacité d'indignation n'est pas encore complètement émoussée car, au milieu de centaines d'autres, cette image nous a révolté-es. Après tant de corps de femme présentés comme des marchandises, voilà d'« appétissantes » jeunes femmes montrées comme bonnes à servir de morceaux de viande à griller en brochette !
Le corps traversé de part en part, cela signifie un corps transpercé par un objet long et pointu, cela signifie une violence intolérable. Tout ça pour vendre des slips et des soutiens-gorge ! Non à la banalisation de la violence !

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Commentaire de La Meute : En représentant une femme subissant un traitement douloureux (même si la manipulation est faite par ordinateur), en assimilant la peau d'une femme au cuir d'un siège, Vichy utilise la violence sexiste pour vanter un produit. Il l'avait déjà fait dans une campagne qui donnait à voir la même partie d'un corps féminin pincée par des pinces à linge.

Pour vendre des soins pour la peau, l'ensemble de cette campagne utilise des images de violence infligées à des parties du corps. C'est donc bien sur cette tendance générale que cette marque a choisi d'axer sa publicité. Cette banalisation de la violence est inadmissible.

Prostitution
Je n’ai pas retrouvé l’affiche, si quelqu’un tombe dessus… Mais voici sa description :
(Cofidis) Au premier plan, deux longues jambes fines et écartées d'une femme debout délimitent le cadre dans lequel on voit un homme, couché dans un lit, le corps nu découvert jusqu'à la taille. Il sourit en regardant la femme.
Slogan : « Là, j'y vais direct ! 2 mois pour en profiter un max »

Commentaire de La Meute : On ne comprend pas très bien qui y va ni où ni qui va en profiter (de qui ? de quoi ?), mais ce qui est clair, c'est qu'une entreprise de crédit joue sur une image mêlant sexualité et argent, comme s'il fallait ancrer dans la tête des spectateurs qu'il faut passer par le lit pour obtenir un crédit.


Pornographie
Commentaire de La Meute : Est-ce une illustration de ce qu'on appelle le chic et le bon goût parisiens que ce grand magasin se targue de représenter ? On ne voit pas bien la différence avec une affiche de revue déshabillée, ou des photos de magazines dits "pour hommes". printemps.jpg

« Hors concours » les publicités de Dolce & Gabbana qui remporte la palme toute catégorie.
dolcegabbanaitalie.jpg


A contrario, La Meute décerne également un prix Femino pour encourager les publicitaires qui donnent une image positive ou valorisante des femmes, des hommes, ou des rapports entre femmes et hommes.

Cette année c’est la publicité AGF qui s’est vue décerner le prix Femino 2007
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Plus récemment, La Meute a dénoncé des publicités pour des soutiens-gorge, diffusées au cours du printemps pendant la campagne électorale présidentielle, utilisant des slogans, tels que «Enfin une candidature bien soutenue ! » ou « Avec moi, pas d’abstention ! ». Selon La Meute, « utiliser (…) le vocabulaire de la politique pour vendre des sous-vêtements … c’est chercher à dévaloriser des femmes qui se présentent à nos suffrages, en les associant à des corps offerts et à des slogans à double sens qui caricaturent le processus électoral ».
triumph.jpg triumph2.jpg

Pour la délégation, ces exemples constituent indiscutablement des représentations dégradantes de l’image de la femme, même si les professionnels de la publicité ont souligné la difficulté de définir avec précision ce qui est dévalorisant ou non, cette appréciation relevant parfois d’une grande subjectivité.

Des représentations encore trop souvent stéréotypées
Une autre dérive concernant l’utilisation de l’image de la femme concerne les stéréotypes véhiculés par les messages publicitaires quant aux rôles respectifs de l’homme et de la femme. Ces stéréotypes représentent la femme au foyer comme un être dépourvu d’intelligence, une "Bécassine" débordée face à des tâches ménagères simples.

Selon le rapport de synthèse, « les sous-entendus véhiculés par les messages publicitaires […] témoignent de la persistance de stéréotypes quant aux rôles respectifs des femmes et des hommes : la femme est tantôt une séductrice impénitente, tantôt une ignorante des questions mécaniques et techniques, uniquement préoccupée de l’esthétique ou du confort du véhicule…».

L’agence Euro RSCG affirme pourtant que la représentation traditionnelle de la femme en "ménagère" est désormais rejetée par la plupart des femmes qui ne souhaitent pas être réduites à cette image, même si celle-ci recouvre incontestablement une réalité, la femme continuant d’assurer l’essentiel des tâches domestiques, à hauteur de deux à trois heures par jour. D’après elle, la publicité actuelle fait une large place à deux représentations de la femme : la mère et la séductrice.

L’apparition de nouvelles dérives préoccupantes sur Internet
Le réseau La Meute estime que la situation sur Internet est « extrêmement grave », citant l’exemple d’une publicité d’un fournisseur d’accès Internet qui, au moment des fêtes de Noël, proposait : « Offrez-vous un homme ».
Or, ce phénomène apparaît particulièrement difficile à contrôler, d’autant qu’il n’est pas toujours évident, s’agissant d’images diffusées sur Internet, d’établir une distinction entre les publicités proprement dites et les images émises par les sites.

Selon Publicis Consultants, la publicité proprement dite serait une « oasis de décence » par rapport à d’autres formes d’expression non publicitaires, notamment sur Internet.

Le culte de la minceur excessive : un problème de santé publique ?
« A plusieurs reprises au cours des auditions de la délégation, a été évoqué le problème posé par la survalorisation d’une apparence physique de la femme privilégiant la minceur qui tend à dévaloriser celles, très nombreuses, dont le physique ne correspond pas à ces "canons de beauté".

Ce phénomène s’illustre tout particulièrement par la dérive vers une minceur extrême des mannequins. L’image de la femme ainsi diffusée lors de certains défilés de mode, perçue comme un "modèle", peut avoir pour conséquence une banalisation des comportements anorexiques des jeunes filles et poser un problème de santé publique.

En France, on estime que 1,5 % des adolescents sont touchés par l’anorexie, qui concerne des jeunes filles dans neuf cas sur dix ; au bout de dix ans, 10 % des malades trouvent la mort. Selon les médecins, les facteurs d’explication de cette maladie sont complexes, notamment psychologiques, mais le culte excessif de la minceur véhiculé par des mannequins de plus en plus maigres, voire squelettiques, peut aussi avoir une influence sur les comportements, tout en menaçant la santé des intéressées elles-mêmes.
anorexia.jpg
Dans le prolongement de ces réflexions, la délégation recommande que soit établie une "Charte du mannequinat" prévoyant notamment l’interdiction de la participation aux défilés de mode pour les mannequins dont l’indice de masse corporelle est inférieur à un certain seuil, défini par des experts médicaux. »


Voici pour cette longue première partie.
Comme La Meute et la Délégation du Sénat, qui partage les mêmes avis que l'association, êtes-vous également choqués par ces publicités ? Pensez-vous que la dignité de la femme est remise en cause et trouvez-vous également que certaines publicités soient un appel à la violence envers les femmes ? Enfin, pour lutter contre cette grave maladie qu'est l'anorexie, pensez-vous qu'établir une Charte du mannequinat soit une solution pertinente ?

Pensez au sondage à droite...
Par Selda Prey - Publié dans : Société
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